Le Palais de la Femme, lieu central du roman Les Victorieuses de Laetitia Colombani, est un des symboles les plus forts de l’action de l’Armée du Salut. Lieu bien réel inauguré en 1926 dans un ancien hôtel de la Belle Époque du 11e arrondissement, il offre depuis 100 ans un refuge à des milliers de femmes.
Ce que ce livre raconte, à travers ses personnages de fiction, c’est une réalité quotidienne pour des milliers de personnes accompagnées par l’Armée du Salut : la vulnérabilité, la reconstruction, le lien retrouvé, la dignité reconnue. Ce ne sont pas seulement des actions sociales, ce sont des rencontres humaines. Des histoires d’écoute, de patience, d’engagement.
Paris, années 1920. Tandis que la misère règne dans les quartiers populaires, Blanche Peyron, une des premières femmes officières de l’Armée du Salut en France, se mobilise pour que la pauvreté ne soit pas une double peine pour les femmes de sa génération.
Elle a une conviction simple : L’évangile doit être présenté à tout être humain car il libère et relève même les plus bas tombés et elle s’émeut tout spécialement des femmes seules, pauvres, rejetées ou maltraitées par la vie qui ont droit à la dignité.
À l’époque, aucune structure d’envergure ne leur est dédiée. Les foyers sont rares, précaires, presque toujours réservés aux hommes. Blanche Peyron agit pour que les choses changent, sans craindre d’affronter politiques, industriels et bourgeois hostiles à l’émancipation des plus pauvres.
Ce qui m'a frappée au contact de ces femmes en situation de grande vulnérabilité, c’est leur courage, leur dignité et leur pouvoir de résilience. […] Elles portent en elles une force de vie incroyable. Géré par l’Armée du Salut, le Palais les accueille et leur offre plus qu’un toit : la possibilité de se reconstruire et d’envisager l’avenir, en toute sécurité.
Réalisatrice, actrice, scénariste et romancière, Laetitia Colombani est l’autrice du livre à grand succès, Les Victorieuses (2019), qui prend vie au Palais de la Femme. Le roman fait dialoguer le destin contemporain d’une femme en rupture, avec celui de Blanche Peyron, figure emblématique de l’Armée du Salut au début du 20ème siècle, qui consacra sa vie aux plus vulnérables. Ce roman célèbre la solidarité féminine comme force de reconstruction et d’émancipation.
Laetitia est également l’autrice du livre au succès international, La Tresse (24 prix littéraires, 42 langues). Elle a réalisé plusieurs films au cinéma dont l’adaptation de « la Tresse ». En 2015 elle co-écrit avec France Gall et Bruck Dawitt la comédie musicale « Résiste ». Elle est également l’autrice de la pièce à succès « Le jour du kiwi » avec Gérard et Arthur Jugnot. Son prochain roman « Un jour sans femme » paraitra en mai 2026.
En refermant ce livre, peut-être aurez-vous envie d’en apprendre davantage sur l’Armée du Salut, sur les personnes qu’elle accompagne ou sur les façons de s’engager à ses côtés.
Nous vivons chaque jour des transformations comme celle de Solène, et il n’y a pas de petit engagement : s’informer, partager, devenir bénévole, soutenir financièrement ou simplement porter attention à ces réalités sociales, c’est déjà contribuer à un élan collectif et faire partie d’une chaîne de solidarité.
Et parfois, une simple main tendue peut changer le cours d’une vie.
Le roman Les Victorieuses est édité en broché aux éditions Grasset, en livre de poche, et en album chez Grasset Jeunesse.